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5 conseils pour créer sa couverture de roman


Couvertures de livres

Conseil numéro 1 : s’aider d’un graphiste ! Non je plaisante (ou pas…) évidemment je vais partir du principe que vous ne pouvez pas (ou ne voulez pas) faire appel à un professionnel. Quelles que soient vos raisons, je me permets tout de même un petit disclaimer avant de vous délivrer mes conseils : dans la mesure du possible, faites-vous accompagner ou renseignez-vous sur le sujet.


Le graphisme et l’illustration sont des métiers, qui demandent des années d’études et de pratique (cinq années en école, dans mon cas, et je continue de me former et d’apprendre sans cesse !). Ne prenez pas cette discipline à la légère en vous imaginant que n’importe qui peut se déclarer graphiste parce qu’il sait faire un peu de mise en page sur Canva. Déjà parce que c’est assez insultant pour la profession (c’est comme se proclamer médecin parce qu’on sait faire un pansement) et c’est aussi le meilleur moyen de ne pas se remettre en question et de se planter.


Voilà, maintenant qu’e j'ai posé ça là, reprenons. Vous n’avez pas d’autres choix que de faire vous-même la couverture de votre roman et vous êtes débutant (ou presque). Pour illustrer mon propos, je vais réaliser une couverture ultra simple (vous verrez que je ne me suis pas foulée) avec seulement des éléments libres de droits et en vous exposant les contre-exemples pour que ce soit plus facile de saisir l’idée. J’ai volontairement grossi le trait pour que ce soit plus clair.


1 — Au marché ta couverture correspondra

Avant toute chose, vous devez étudier le marché du livre et établir votre stratégie marketing. La couverture n’est pas seulement là pour être jolie, elle est là pour classer votre livre dans la bonne catégorie, celle qui permettra à vos lecteurs de comprendre en un coup d’œil qu’il peut leur plaire.


Vous pourriez vous dire que vous vous en fichez, que vous vous adressez à tous les lecteurs et que vous ne souhaitez pas être rangé dans une case… mais vous auriez bien tort. Des livres, il y en a des centaines de milliers. Des dizaines de nouveautés débarquent sans arrêt sur les plateformes et dans les librairies toutes les semaines. Alors, pour que les lecteurs s’y retrouvent, il y a des catégories (d’âge, de genre…) parce qu’un lecteur sait ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, ce qu’il cherche et ce qu’il ne cherche pas. Vous ne voulez pas vous adresser à tout le monde. C’est faux. Vous voulez vous adresser à ceux qui vont aimer votre livre. Parce que si vous vous adressez à ceux qui vont le détester, votre carrière d’écrivain est sérieusement mise en péril.


Votre livre ne peut pas plaire à tout le monde, c’est impossible. La solution c’est de trouver justement à qui il va plaire, et comment faire en sorte que cette personne précise s’y intéresse parmi la quantité monstrueuse de références qui existent. Et pour ça, il n’y a pas mille solutions : il faut observer. Regardez les livres de la même catégorie, en librairie ou sur les plateformes de vente. À quoi ressemblent-ils ? Que représentent-ils ? Quelles sont les couleurs utilisées ? Prêtez particulièrement attention à ce que proposent les grosses maisons d’édition (elles ont une connaissance pointue du marché et savent en général très bien ce qu’elles font) mais aussi aux titres classés tops des ventes sur Amazon ou à la Fnac. Bref, faites une étude de marché.


Par exemple, j’ai rassemblé de mon côté quelques couvertures de fantasy young adult qui me plaisent ET qui fonctionnent (pour des questions de droit d’auteur, je ne vais pas les exposer ici). Je vois que les gros plans sur les visages marchent bien et ont la côte… Les typos sont toujours à empattement et présentent souvent des petits éléments décoratifs. Partons là-dessus.


Attention à l’extrême inverse : il existe moult façons de faire une couverture de fantasy, cet exemple des visages en gros plan n’en est qu’un parmi d’autres. Il n’y a pas de règles absolues, juste des tendances.


2 — Le droit d’auteur tu respecteras

Ça y est, vous savez ce que vous devez mettre sur votre couverture, vous avez même quelques idées en tête. C’est super ! Mais attention : vous ne pouvez pas utiliser n’importe quelle image, ni n’importe quelle police trouvée sur Dafont pour votre couverture. Les images (qu’il s’agisse de photographies ou de dessins) et les polices sont soumises au droit d’auteur. Il vous faudra l’autorisation de leur créateur pour les utiliser à des fins commerciales (moyennant finances la plupart du temps).


Il existe cependant des banques d’images libres de droits et des polices libres. Ces dernières sont d’ailleurs souvent exploitées par des sites comme Canvas. Prenez garde néanmoins aux sites comme Dafont. Parfois vous apprendrez que la fabuleuse police si généreusement offerte n’est en fait utilisable que dans un cadre privé (ça veut dire pour votre exposé d’histoire-géo ou pour votre faire-part de mariage tout au plus). Autre condition d’usage, vous aurez parfois l’obligation de créditer le créateur de l’image/de la police quelque part… ou alors vous réaliserez qu’une fois votre abonnement d’essais gratuit expiré, vos licences expirent elles aussi…

De manière générale, les polices distribuées par Google font sont utilisables sans soucis. De même que les images issues du site Unsplash. Mais encore une fois, attention ! Vous n’êtes pas les seuls sur le créneau de Canva, Unsplash et compagnie… Il n’est alors pas rare de se retrouver avec presque la même couverture que son voisin… Pour contourner ce problème, si vous avez quelques notions de retouches, essayez toujours de modifier les images gratuites que vous trouvez, même juste un peu.

3 — La lisibilité tu privilégieras

OK, vous avez votre image, il n’y a plus qu’à inscrire votre titre dessus, votre nom d’auteur et hop, le tour est joué. Minute papillon ! Les textes ne s’inscrivent pas n’importe où sur votre couverture et vous devez avant toute chose veiller à ce que tout soit lisible. Par lisible j’entends bien entendu ni trop petit… ni trop grand ! Laissez respirer les lettres, et assurez-vous que votre image soit elle aussi compréhensible ! En outre, un titre trop gros risque d’être coupé et rendra votre composition difficile à adapter dans différents formats.


Le choix de la police et le placement des éléments textuels ont également leur importance, sans parler de la couleur, et de la mise en forme. Par pitié, cessez d’écrire des titres en majuscule avec des polices scripts ou gothiques : ça fait de la bouillie visuelle, on déchiffre à peine ce qui est écrit, et c’est la première cause de conjonctivite dans le monde (source : aucune. Mais vraiment, ne faites pas ça).

Pour mon exemple j’ai utilisé la police Cinzel qui est libre de droits et téléchargeable sur Google Font.


4 — La surenchère tu éviteras

Souvent, pour pallier le problème de lisibilité, les néophytes ont tendance à en rajouter des caisses pour essayer de rattraper une composition bancale : dégradés, lueur néon, ombres, reliefs… toute la palette des effets disponibles y passe pour un résultat qui déchire… la rétine.


Dites-vous bien une chose : plus vous ajoutez des effets, plus vous devez maîtriser votre sujet. Si vous êtes débutant, une seule solution : limitez-vous à un ou deux effets maximum. J’aurais même presque tendance à vous dire que deux c’est déjà beaucoup, car je vois trop souvent passer des couvertures avec des dégradés criards auxquels on a en plus ajouté un effet néon particulièrement kitsch. En principe, un texte blanc tout simple, bien placé sur une image, quitte à assombrir celle-ci avec un dégradé au noir est amplement suffisant.

5 — La qualité d’image tu préserveras

Prenez toujours garde à la qualité des images que vous utilisez pour vos compositions de couverture : de manière générale, elles ne doivent jamais être inférieures à la taille maximale à laquelle votre couverture sera affichée (pour Amazon la taille recommandée est de 1600x2560 pixels). Dans le cas contraire, votre image sera pixelisée, ou floue et donnera directement un aspect « amateur » à votre ouvrage qui ne mettra pas du tout en confiance vos potentiels clients. « On ne juge pas un livre à sa couverture »… Et bien si, en fait.


Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’un livre génial ne peut pas se cacher sous une couverture mal conçue. Ça veut juste dire qu’un livre génial avec une couverture moche a autant de chance d’être découvert que son auteur de gagner à la loterie (déjà qu’être découvert dans la jungle de Kindle, c’est un petit miracle en soi…).


Faites également attention lorsque vous voulez préparer votre couverture pour la version imprimée de votre livre. Les images que vous devez fournir pour une qualité d’impression optimale doivent être encore plus qualitatives que pour l’ebook. Quatre fois plus qualitatives pour être précise, car là où une couverture numérique possède une résolution minimale de 72 DPI (ou PPI pour « point par pouce ») la couverture de votre livre imprimé doit être à 300 DPI.


Les DPI, c’est la densité d’information visuelle sur une surface donnée. Sur un écran, cette information est comptabilisée en pixel tandis qu’en impression elle est comptabilisée en « point », car les imprimantes fonctionnent à partir de points de couleurs. Concrètement, ça signifie que 72 DPI = 72 pixels sur un pouce d’écran, tandis que 300 DPI= 300 points d’impression sur un pouce (soit 2,54 cm).

Voilà, comme vous le voyez on peut créer une couverture très simple et jolie sans forcément se casser la tête pendant des semaines. Parfois, la solution la plus simple est la meilleure. Un peu de créativité et un bon sens de l’observation peuvent suffire quand on n’a pas le budget.


Ceci étant dit, je tiens à préciser que j’ai réalisé cette couverture sans brief (donc plus facile) et que mon expérience en image me permet clairement d’aller plus vite (à peine 1 heure pour créer une couverture de ce genre en l’occurrence, temps de recherches d’image inclus). N’imaginez pas que ce sera forcément réglé en une heure pour quelqu’un qui débute : vous allez probablement tâtonner au début. Par ailleurs, si vous devez réaliser une version brochée de votre ouvrage je vous recommande sincèrement de faire appel à un professionnel pour la maquette finale.

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