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Premier contrat d'édition

Il y a quelques mois, j’annonçais sur Instagram avoir signé un contrat d’édition pour mon premier roman. Je n’avais alors pas donné trop de détails sur cette affaire, car je ne savais pas trop par quel bout prendre le sujet ni ce que je pouvais dire ou non. Bref, j’ai donc agi comme toute personne sensée le ferait à ma place… j’ai fait la morte.

Oui, bon. Je ne suis pas une flèche en communication, ça se saurait. Toujours est-il que je suis très contente de revenir avec cette fois du concret et des infos sur ce projet.


La Maison d’Édition

Déjà, je peux d’ores et déjà dire que la maison avec laquelle j’ai signé s’appelle Explora Éditions. Il s’agit d’une toute jeune maison (bientôt trois ans si je ne dis pas de bêtise) avec pour mission de promouvoir l’imaginaire francophone.


La maison me faisait de l’œil depuis quelque temps, je m’étais soigneusement renseignée et avais écouté quelques interviews-podcast de sa fondatrice, Lucie Hurel et sa philosophie m’avaient bien plu. La volonté de faire des contrats honnêtes pour les auteurs et sa communication active autour des titres de son catalogue sur les réseaux sociaux ont achevé de me convaincre.


Le seul point noir au tableau, c’était la faible diffusion des titres en librairie. Il faut savoir que pour les petites maisons indépendantes, la diffusion est un coût important avec finalement peu de retombées (surtout si cette diffusion n’est pas soutenue en matière de communication soit, salons, dédicaces, publicité, interviews, chroniques, etc.).


En revanche, Explora est une maison d’édition distribuée par Sodis (distributeur du groupe Madrigall-Gallimard), ce qui signifie qu’on peut commander les livres en librairie, mais qu’ils ne sont pas (ou très rarement) placés en rayon. Autant dire que l’essentiel des ventes de la maison passe par le numérique et donc via le canal Amazon.


Pour résumer ma distribution, c’est la partie logistique du parcours du livre, son référencement, son stockage, et son acheminement jusqu’au client qui l’a commandé. La diffusion, c’est la partie commerciale, c’est faire en sorte que le livre soit à portée de main des lecteurs potentiels directement en librairie, en tête de gondoles, en rayon ou sur les tables des nouveautés.


À la réflexion le manque de diffusion n’était pas un point bloquant pour moi, j’ai bien conscience qu’avec un premier roman, on démarre souvent petit et ça m’allait très bien pour cette première expérience.



Travail éditorial

Lucie et moi nous sommes appelées avant la signature du contrat pour nous rencontrer un peu, discuter du texte, de ce qu’il faudrait changer, du planning prévu… Et il y avait pas mal de choses à revoir d’ailleurs.


Le titre : Je n’étais pas spécialement attachée au titre original « Arèscorp » et Lucie trouvait qu’il était important d’opter pour un titre plus évocateur qui serait plus facilement assimilable au genre de la science-fiction/dystopie. Tout ce que je peux vous dire pour le moment c’est qu’il y a le mot « Mars » dedans (oui parce que l’histoire se passe sur Mars. Logique jusque-là, on n’a pas réinventé la roue).


Le texte : J’ai procédé à une dernière relecture pour corriger quelques petites choses relevées par Lucie et harmoniser certains termes. Lucie m’avait également proposé de légèrement revoir la fin et il y a eu tout de même deux chapitres ajoutés, quelques chapitres scindés, d’autres fusionnés… par mal de travail donc. Il faut savoir que tout ce que j’ai fait sur le texte n’était pas forcément directement suggéré par l’éditrice. Cela faisait plusieurs mois que je n’avais pas relu le manuscrit et le redécouvrir à froid m’a été super bénéfique pour discerner les problèmes que contenait encore le texte. J’ai également allégé le roman en lui faisant faire un petit régime. On est passé d’un texte de 135 k mots à 126 k mots (le tout en ajoutant des chapitres, donc vous imaginez tout ce que j’ai coupé dans le processus…). Je suis vraiment contente de cette réécriture qui a permis de densifier l’action, et de débarrasser le récit de ses dernières lourdeurs.


Le nom d’auteur : J’avais envoyé mon manuscrit sous un nom de plume derrière lequel je me sentais en sécurité… sauf qu’avec les encouragements de Lucie, j’ai décidé de signer ce texte de mon véritable nom. C’est peut-être ce qui me rend anxieuse d’ailleurs. Il est plus facile d’assumer un échec sous un nom d’emprunt, et la sortie de mon livre m’effrayait beaucoup moins lorsqu’un alias endossait la responsabilité de son potentiel flop. Avec mon vrai nom, je me sens bien plus impliquée, mais plus vulnérable aussi.


Ça parle de quoi ?

Il s'agit d'un roman de science-fiction-dystopie destiné à un public plutôt young-adult mais qui pourra également plaire à des adultes qui apprécient le genre. C'est une histoire à plusieurs points de vue qui se tient au sein d'une colonie martienne régentée par la bigdata et l'intelligence artificielle. On y trouvera des enjeux politiques, éthiques, une pointe de romance, de l'action et aussi de la violence (oui, ceci est un trigger warning)


Il est possible de découvrir le résumé et les premiers chapitres via ce lien.


Il sort quand ?

La sortie est prévue pour très très bientôt, janvier 2023 (dans moins d’un mois en fait à l’heure où j’écris ce post).


Le livre sera disponible en ebook et en broché et j’ai vraiment hâte de révéler la couverture qui a été réalisée par Amandine Peter, l’illustratrice talentueuse de la maison (spoiler : elle est canon. La couverture je veux dire. L’illustratrice aussi, m’enfin c’est pas le sujet).


J’en profite aussi pour glisser ici le message : si vous êtes chroniqueurs ou libraires et que vous souhaitez découvrir le roman, n’hésitez pas à m’envoyer un petit mot sur Instagram ou par mail, je pourrais vous mettre en lien avec la ME pour organiser un SP ou une séance de dédicaces en librairie (soyons fous).


Et niveau état d’esprit ? C’est le yo-yo. Parfois, je me sens détendue, j’ai confiance en cette histoire et en ses personnages, je suis convaincue que le travail réalisé en vaut la peine… et parfois je me sens terrifiée à l’idée d’être lue, jugée et évaluée. Je suis pétrie de doute, je me demande si j’ai fait les bons choix, si je n’aurais pas dû relire une dernière fois, changer une ligne par ici, un paragraphe par là… J’ai envie de me cacher dans un trou très loin, de changer d’adresse, de nom et de coupe de cheveux.


Mais je suis super heureuse de réaliser un rêve de gosse aussi !


Sur ce, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de très belles fêtes, une merveilleuse fin d’année, et de vous donner rendez-vous en 2023 pour la suite de ces aventures éditoriales !


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